Les prévisions météorologiques peu engageantes pour ce jour ont du jouer sur le nombre de participants à cette escapade au grand air.

Le nombre de kilomètres était peut-être également un élément de choix, bien que compensé par un faible dénivelé. Par ce beau temps inattendu, nous étions 3 au foirail accompagnés de Mine, une vaillante petite chienne. A Cazedarnes, un parking matérialisé, mais non prévu aperçu fugitivement, nous a laissé supposé que des compagnons de route pouvaient nous y attendre. Bien nous en a pris, car nous y avons trouvé 2 participants de plus en nous y déplaçant à pied. Le village de Cazedarnes, comme bien des villages locaux, s’étend par des constructions qui gagnent les pentes environnantes avec des conséquences surprenantes. C’est précisément en plein sur notre trajet de départ que se trouve désormais une belle villa en construction, nous en interdisant l’accès. A cœur vaillant rien d’impossible ! Nous avons donc sportivement et solidairement contourné l’obstacle pour nous retrouver sur une belle piste montante vers un plateau (lou Causse) dominant le village d’où la vue magnifique compensait nos efforts déjà accomplis. Nous étions au point le plus haut de notre balade. Une petite discussion avec des chasseurs sympathiques rencontrés sur le sentier nous a appris qu’il nous fallait porter attention aux brâmes des cerfs très en vogue sur le plateau en ce moment. Hélas pour nous, il était un peu tard dans la journée. Après une légère descente, nous sommes remontés vers le château de St-Bauléry dont les belles ruines dominent la vallée. Au kilomètre 10, les estomacs se rappelant à notre bon souvenir, l’endroit de notre pique-nique fut trouvé à l’abri du soleil.

La digestion ne fut pas perturbée par l’effort, le terrain était assez plat alternant entre vignes et champs de panneaux solaires. Une petite visite des alentours de l’abbaye de Fontcaude fut une étape bien appréciée. Une descente assez raide au creux des magnifiques falaises qui dominent Cazedarnes nous permis de regagner le village vers 16h30. Un pot de l’amitié revigorant fut pris chez notre compagnon de route, à Gimios. Nous étions tous très satisfaits des kilomètres parcourus par cette belle journée.