D’Aigues-Vives à Paguignan par Cailhol.

Le lien entre ces villages traversés s’effectue sur des tronçons de terre battue, des chemins larges entretenus, carrossables et sur des routes goudronnées où peu de véhicules passent. Après la descente vers la Cesse entièrement à sec 34 participants à la marche s’élancent en direction des collines dominant la vallée de la Cessière. 19 grands marcheurs vont faire une boucle de 9 km ; les 13 autres vont parcourir 5 km. La montée est longue, parfois sévère mais les jambes des randonneurs sont solides et habituées à des efforts soutenus. Le ciel parfois dégagé des nuages qui l’encombrent laisse passer un soleil bienvenu, en effet le vent du Nord frisquet souffle mais on ne ressent pas le froid en marchant d’un pas alerte.

Notre guide nous indique les sites que l’on reconnait facilement : St. Jean de Minervois, Barroubio et Cazelles que l’on distingue bien dans un environnement très clair. Après des descentes et quelques montées entre les bois de pins et de chênes verts, le sentier se termine à Cailhol ; c’est ici que commence une route goudronnée où la circulation des véhicules est rare, à tel point que certains ont avoué qu’elle était parcourue par des chameaux ; merci pour les dix neuf qui ont foulé le bitume de cette route :
″Un sentier bucolique amena les marcheurs
Vers Cailhol, Paguignan, pays vêtus de vignes,
Où des ″chameaux″ dit-on tous excellents buveurs
Furent du grand Bacchus des invités très dignes…″

A l’arrivée à Paguignan en contrebas, un vieux landau à deux places se trouve à côté d’une construction inachevée qui fait penser à l’armature d’une yourte ou d’un tipi. Après une petite halte, la marche reprend en passant devant cette curieuse chapelle « Notre Dame entre deux eaux ». S’agit-il de celles de la Cesse et de son affluent la Cessière ? Le mystère subsiste quant à cette appellation. Une dernière difficulté : la montée vers Aigues Vives où apparaissent entre de gros blocs de pierre des « menhirs » de formes parfois originales. Une randonnée longue que certains redoutaient à tort pratiquée sur des « boulevards » que les voitures pouvaient emprunter en cas de difficulté. Encore un bel après-midi où le temps se plait à accompagner les amoureux de la marche en attendant mardi prochain.
Pierre GROS dit Limoncello … et Yves